|
|||||||||||
L'échantillonnage en vue de l'analyse de sol L'échantillonnage est souvent à la base de l'analyse. Si celui-ci est mal réalisé, les résultats fournis par l'analyse ne pourront être exploités. Pour effectuer un échantillonnage correct, il est préférable de se renseigner sur la manière de procéder, le matériel... Généralement, les laboratoires d'analyses peuvent mettre à disposition une personne qualifiée qui viendra effectuer l'échantillon.
L'analyse de sol et l'échantillonnage 1. Introduction Dans le contexte actuel du marché des engrais minéraux
aux prix élevés et toujours croissants, il est primordial
de raisonner sa fertilisation. Pour ce faire, l’agriculteur est
amené à gérer au mieux ses engrais de ferme mais
il doit aussi pouvoir estimer la richesse de ses sols en éléments
fertilisants. L’analyse de sol, correctement réalisée
et bien exploitée, est un outil qui permet de mieux valoriser
l'argent consacré à la fertilisation et aux amendements.
Elle permet aussi :
En agriculture, comme dans bien d'autres domaines, il est impossible
de mesurer une ou plusieurs caractéristiques sur l'ensemble d'un
groupe ou d'une parcelle. En effet, il n'est pas envisageable de transporter
la totalité de la terre de sa parcelle ou d'emporter tout son
silo pour réaliser une analyse… 3. L'analyse de terre 3.1. Quels sont les points importants pour réussir son analyse de terre ? Pour réaliser un échantillon de sol de qualité, il est important de respecter certaines règles. En général, il est préférable que l'échantillonneur se rende sur les parcelles avec l'exploitant qui pourra lui donner des indications précieuses sur les particularités de celles-ci (sol, historique, lieu de stockage d'un fumier…). 3.1.1. Homogénéité de la parcelle Si la parcelle est homogène, 1 seul échantillon suffira.
Si par contre la parcelle présente une ou plusieurs hétérogénéités,
il faudra diviser la parcelle en plusieurs zones d'échantillonnage.
Cela est nécessaire lorsque :
En zone homogène, la surface échantillonnée ne
doit pas dépasser 4-5 ha. Pour des surfaces plus importantes,
il est conseillé de morceler la parcelle. 3.1.3. Profondeur de prélèvement Selon la culture en place et la destination de la parcelle, des profondeurs d'échantillonnage ont été standardisées et fixées. Il arrive parfois que la profondeur de l'échantillonnage soit inférieure à celle recommandée (affleurement rocheux…). Il ne faut pas chercher à descendre plus bas ! Attention à ne pas mélanger la couche arable avec les horizons pauvres du sous-sol (différence de couleur), ces derniers doivent être écartés de l'échantillon. 3.1.4. Nombre de prises individuelles Plus le nombre de carottes est important, plus l'échantillon
sera représentatif mais plus le temps consacré à
cette opération sera élevé. Il existe un compromis
entre gain de temps et représentativité statistique. L'échantillon
doit être composé de 10 carottes par hectare, avec un minimum
de 20 prises individuelles (carottes) en prairies temporaires ou en
cultures (terres labourées) et de 30 prises pour les prairies
permanentes. Il est préférable de toujours arrondir la
superficie à l'unité supérieure pour calculer le
nombre de carottes à prélever. Exemples : un échantillon
dans une prairie permanente de 90 ares sera constitué de 30 carottes.
Un échantillon de terre d'une prairie temporaire de 2 ha sera
composé de 20 carottes contre 30 pour une de 2,2 ha. 3.1.5. Localisation des prélèvements Il faut déterminer les endroits d'échantillonnage de la manière la plus aléatoire possible, en se déplaçant dans l'entièreté de la parcelle afin de bien répartir les points de sondage. La parcelle peut être arpentée en "W" successifs, en diagonale ou en serpentant. Les prélèvements sont effectués tous les 15 à 30 pas selon la taille des parcelles. Le nombre de pas est défini préalablement. Il est toujours conseillé de parcourir ses pas en regardant droit devant soi et non en regardant le sol. En effet, l'œil est attiré par les endroits qui se démarquent du reste (trous dans le couvert, rumex, touffe de refus…) et le caractère aléatoire du prélèvement est ainsi faussé. Petits conseils à respecter 3.1.6. Date de prélèvement, délais d'attente et périodicité des analyses Les échantillonnages peuvent être réalisés
toute l'année. Cependant, il faut attendre au moins 2 mois avant
de prélever un échantillon après l'épandage
d'engrais, d'amendements ou de toutes substances susceptibles d'apporter
des éléments fertilisants ou ayant un effet sur le pH.
De la même manière, on ne prélève pas d'échantillon
en prairie après un passage du bétail, le délai
minimum sera de 4 semaines après le dernier passage des bêtes
sur la parcelle. 3.1.7. Matériel Il faut utiliser de préférence une sonde en acier hémicylindrique. Ne jamais utiliser des tubes galvanisés, en cuivre ou en laiton (Rannou, 2007) à cause des risques de pollution de l’échantillon en ces éléments. La bêche ne permet pas un prélèvement correct. Les carottes sont déposées dans un seau propre au fur et à mesure de leur prélèvement. Généralement, un tournevis, un morceau de bois, une tige métallique ou tout autre objet de ce style est nécessaire pour faire tomber la terre hors de la rainure de la sonde. Ce type de sonde peut être emprunté au Centre de Michamps (Bastogne) moyennant le versement d’une caution (renseignements au 061 / 210 820). 3.1.8. Conditionnement La terre dans le seau doit être correctement homogénéisée
et débarrassée au maximum des gros débris (feuilles,
pierres….). Il est préférable de ne pas essayer
de retirer les herbes attenantes aux carottes car la terre collée
à leurs racines fait partie intégrante de l’échantillon. 3.1.9. Identification Chaque échantillon doit être clairement identifié
par une référence. Celle-ci sera inscrite sur une étiquette
accrochée au sac ou sur le sac lui-même à l'aide
d'un marqueur indélébile. La parcelle, l'endroit de prélèvement
et le nom du demandeur sera clairement identifié. Exemple : Dupont
M., Sur le Mont, côté bois. 3.1.10. Fiche de renseignements Il faut également remplir la fiche de renseignements qui accompagnera les échantillons. Ces fiches sont disponibles au laboratoire d’analyse. Une fiche correctement remplie permet de dégager des résultats plus complets. Les renseignements demandés sont généralement : la région agricole, la texture du sol, la superficie, le précédent cultural, la culture en place, la culture à venir, les objectifs de rendements... Plus la fiche de renseignements est complète, meilleur pourra être le conseil de fumure ! 4. Les analyses Les échantillons peuvent être analysés par une station provinciale d’analyses agricoles membre du réseau REQUASUD ou auprès du service pédologique de Belgique.
Rannou P., Goupille C. 2007. Prélèvements pour analyse de terre : où en est-on aujourd’hui ? 8ème journées de la fertilisation raisonnée et de l’analyse de terre. 20-21 novembre 2007. 8 p. Robberts H. 2002. L’analyse de terre. Phytotechnie générale et spéciale, note de cours ISA La Reid. Septembre 2002. 5 p. Vander Vennet D. 2006. L’analyse de sol et le plan de fumure. Notes pour les cours agricoles FJA. Mars 2006. 23 p.
Pour plus renseignements, contactez nous ou encore demandez conseil à votre laboratoire d'analyse.
|
|||||||||||
|
|
|||||||||||